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 Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]

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MessageSujet: Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]   Sam 4 Juil - 13:04


Ce n'était pas facile d'apprécier comme il se devait une douche lorsque vous étiez tourmenté par une discussion difficile. Marie-Ange venait de quitter son téléphone après avoir discuté avec sa mère à propos de l'avenir de sa petite sœur : elle rêvait plus que tout de faire du cyclisme, c'était sa plus grande passion. Mais tout comme pour Marie-Ange avec la danse classique, sa mère avait considéré ceci comme une illusion, un rêve stupide qu'elle n'atteindrait jamais. Marie-Ange voulait aider sa sœur tout comme sa sœur l'avait aidée en lui donnant le flyer de Fairy Tail High School, mais comment faire pour l'aider si elle-même n'avait pas réussi à convaincre sa mère de son propre rêve ? Qui pouvait donc décider de mettre en doute ce en quoi elle croyait cependant ? Devait-elle laisser sa mère prétendre mettre un sens sur la teneur de ses sentiments, de leurs sentiments et leurs identités ? Après tout, elles seules savaient ce qu'elles étaient vraiment. Marie-Ange arrêta le flux de l'eau, jetant le pommeau de douche sur sa serviette par soucis tout de même de ne pas attirer sa colocataire qui n'avait pas à connaître la source de son énervement. Elle n'aurait fait qu'ajouter ses consolations hypocrites.

Retirant le pommeau aussitôt pour le remettre à sa place et s’emparant de sa serviette, Marie-Ange si enroula, se frictionnant la tête avec la seconde. Lorsqu'elle considéra que ses cheveux étaient suffisamment secs, elle jeta la petite serviette trempe pour s'emparer de sa brosse à cheveux. Elle se regarda dans le miroir, pensive. S'illusionnait-elle réellement ? Est-ce que ce visage d'enfant ne cachait pas une danseuse étoile, mais une ratée ? Les larmes lui montaient aux yeux tandis qu'elle se détaillait. Ces grands yeux... rouges ? Marie-Ange recula soudain en remarquant que le visage dans le miroir avait changé pour celui d'une inconnue. Pire encore, celle-ci n'était plus dans un miroir mais bien face à elle avec une console de jeu entre les mains. Dans son mouvement de surprise, Marie-Ange trébucha, tombant sur le séant dans la neige fondue et la pluie.

« KYAAAH ?! »

Elle rebondit aussitôt sur ses jambes, se jetant littéralement au cou de l'inconnue qui s'était trouvé face à elle et qui manqua de peu d'être assommée par la brosse à cheveux de la jeune ballerine qui avait déjà les pieds gelés.

« Qu-qu'est-ce que c'est que cette histoire ?! Où suis-je ?! Où est ma douche ?! »

Regardant le sol elle retint un nouveau cri en remarquant toute cette eau et des petits restes de neige fondue. De la neige en été, sincèrement ? Bon, il n'y en avait pas tant que cela, mais tout de même ! La température était radicalement différente de celle qu'ils avaient au Japon, aussi n'était-il pas difficile, surtout dans la tenue dans laquelle elle se trouvait à cet instant, de se retrouver à frissonner. Frissonner de froid, et au passage de gêne en remarquant qu'elle était à moitié nue dans une rue avec visiblement quelques passants au loin qui, s'ils n'étaient pas aveugles, avait déjà remarqué la jeune fille. Toujours peu intéressée par la présence de l'autre fille qu'elle étranglait à moitié en pleurant, Marie-Ange se plaignait bruyamment :

« Je veux rentrer chez moiiii ! »

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MessageSujet: Re: Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]   Lun 6 Juil - 11:02


Il y avait des priorités dans la vie d'Okimi et gagner dans les jeux vidéos arrivait sûrement en tête de la liste. A chaque retour dans sa chambre, la jeune fille allumait sa console, se saisissait d'une manette et commençait à tuer des zombies, à errer dans des manoirs abandonné et à se balader au milieu d'animaux trop mignon dans une ville perdue. Elle possédait un large panel de jeux, le tout allant d'animal crossing à resident evil en passant par assasin's creed.

Aujourd'hui, après des heures de court particulièrement longues, la petite s'installa en tailleur sur son lit, alluma sa console et lança un résident evil. Elle adorait tuer des zombies. Une passion comme une autre. Elle répétait sans cesse à sa mère qu'au moins, si jamais ils débarquaient réellement, elle saurait quoi faire ! Généralement, sa mère riait aux éclats, laissant sa fille y jouer tant que celle-ci ramenait des notes correcte. Mais Okimi n'y arrivait pas ! Aujourd'hui, tout semblait bien trop compliqué dans son jeu. Après plusieurs morts ridicule et quelques Ragequit, la jeune fille prit sa console à deux mains, la secouant en l'insultant copieusement. Elle fixait la surface noire et brillante de l'objet qu'elle tenait lorsqu'un vent froid la détourna. Elle leva les yeux, croisant le regard bleu-vert d'une adolescente vêtue uniquement d'une serviette de bain. Ebahi, Okimi regarda autour d'elle. Où était passé sa chambre ? Où était passé son lit ? Et pourquoi neigeait-il ? On était en pleins moi de juillet, normalement, il faisait un temps magnifique, un grand et beaux soleil ! La jeune fille en face d'Okimi lui sauta dessus, interrompant son observation du paysage.

-  Qu-qu'est-ce que c'est que cette histoire ?! Où suis-je ?! Où est ma douche ?!

Okimi leva sa console pour la tenir hors de portée de cette folle en serviette de bain qui l'étranglait en hurlant. La petite recula, butant contre l'armature de ce qui semblait un pont particulièrement fréquenté. Le choc dans son dos lui fit lâcher sa console qui chuta.

- Je veux rentrer chez moiiii !

Lassé d'être étranglée, Okimi saisit les mains de l'inconnue et se retourna soudainement pour voir la console disparaître dans l'eau glacée. Le coeur battant, elle inspira pour se calmer, se tournant vers l'autre fille qui semblait toujours en proie à la panique.

- Calme-toi ! On va trouver une solution !

La jeune fille fouilla dans les poches de son vieux jogging alors que le froid la faisait frissonner. Elle finit par dénicher son téléphone portable, levant une nouvelle fois les yeux vers l'inconnue.

- On va d'abord trouver à s'abriter ! Tu t'appelles comment ?

Elle tentait d'engager la conversation, essayant de calmer l'autre fille par la parole. Okimi était assez débrouillarde mais là, la situation la dépassait totalement. Comment avait-elle pu passer de sa chambre à ce pont enneigé ? Avait-elle fait un voyage dans le temps ? De la téléportation ? Avait-elle des pouvoirs insoupçonné ? Elle expira à plusieurs reprise pour se calmer, tendant la main à la jeune inconnue pour voir si celle-ci allait la prendre et lui faire confiance. Elle ne savait pas pourquoi elle ferait ça mais savait-on jamais ! On s'en sortait toujours mieux à plusieurs et deux, c'était déjà mieux que tout seul !
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MessageSujet: Re: Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]   Dim 12 Juil - 19:10


Il ne s'agissait plus vraiment de pleurs dus a la sensibilité de Marie-Ange qui coulaient sur ses joues, mais plutôt celles de peur. Elle pouvait se permettre de dire qu'elle était quelqu'un de sensée et plutôt réfléchie, aussi la situation qui manquait totalement d'explication n'avait pas tarde a la mettre hors d'elle. Elle ne pouvait avoir perdu connaissance, elle n'avait pas un seul instant eu une impression de vertige, et si c'était le cas elle ne se retrouverait pas en train de rêver, d'autant que les sensations qu'elle avait ressenti, de froid ou encore de peur, étaient bien plus importantes que ce que l'on ressentait dans un état de subconscience. Elle sortit néanmoins de son état de panique lorsqu'elle sentit quelque chose prendre ses mains. C'est vrai, elle avait vu un visage : jamais elle n'aurait saute au cou de l'inconnue si elle avait eu toute sa tête, mais elle n'avait pas un instant porte attention a celle-ci jusqu'à-ce qu'elle s'empara de ses poignets, la faisant se tendre comme un ressort, fige avec une expression entre le choc et l'outrance sur le visage. L'inconnue avait tourne la tête pour regarder dans l'eau glacée, et se retourna complètement quand Marie-Ange arracha ses poignets d'entre ses mains, ramenant ses doigts fins sur sa peau en s’éloignant avec méfiance.

« Calme-toi ! On va trouver une solution ! »

Marie-Ange lui lança un regard en coin de l'oeil mais lui tourna aussitôt le dos, trop concentrée sur l'idée de comprendre où elle se trouvait. Serrant ses doigts sur sa serviette de bain, elle tenta de calmer la tension dans son dos qui résultait de sa peur, et se mit à fixer le paysage en tentant d'ignorer les regards des passants. C'était pour le moins difficile, elle avait l'impression de regarder dans le vide car son cerveau refusait d'analyser la moindre information sur les alentours, trop concentré sur l'idée qu'on l'observait. Elle déglutit avec difficulté, et secouant la tête se mit à murmurer ce qu'elle voyait pour tenter de se concentrer.

« Je suis sur un pont, les lieux sont frais, il y a trois ou quatre taches de neige mais visiblement ce n'est pas vraiment normal, le ciel est gris, il a dû pleuvoir, les bâtiments...
-On va d'abord trouver a s'abriter ! Tu t'appelles comment ? »


Marie-Ange se retourna en lançant un regard haineux à la demoiselle. Elle ne lui avait rien fait, mais cela restait une jeune fille et elle avait pris l'habitude de se méfier des représentantes du sexe féminin, gardant ses distances avec elles. Elle essuya du poignet ses larmes qui commençaient à sécher au coin de ses yeux et plissant ceux-ci lui glissa sèchement :

« Pourquoi je devrais donner mon nom à quelqu'un qui ne m'a pas donné son propre nom ? »

Elle releva encore sa serviette, se sentant malgré tout embarrassée de sa tenue. Il était vrai qu'il était urgent de trouver un abri. De la façon dont l'inconnu lui avait parlé, il semblait qu'elle soit elle aussi dans une situation plus ou moins de panique, elle devait avoir vécu la même chose qu'elle. Et comme elle semblait parler Japonais, il y avait deux solutions : soit elles étaient encore au Japon, soit elle venait elle aussi de l'académie des Fées. Visiblement, les lieux ne laissaient pas un seul instant penser qu'elles étaient au Japon. Marie-Ange serra ses mains sur ses bras en les frottant pour tenter de se réchauffer : les bâtiments, l'atmosphère et même les gens lui laissaient penser qu'elle était loin d'être dans son pays natal ou au Japon. Jetant un rapide coup d'oeil à la jeune fille, elle leva le nez avec froideur avant de se retourner pour se mettre à chercher un lieu. Néanmoins avant de partir elle lui lança :

« Puisque tu as un téléphone, essaie d'être utile : regarde où nous sommes et cherche un endroit où nous changer ! »

Cela pouvait sembler exagéré de réagir ainsi juste après avoir littéralement pleuré au cou de l'inconnue, mais Marie-Ange ne pouvait se résoudre à se montrer douce avec une peut-être hypocrite. Baissant les yeux néanmoins tandis qu'elle lui tournait le dos, elle se mordit la lèvre en réprimant un autre sanglot : où pouvaient-elles donc être perdues maintenant ?

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MessageSujet: Re: Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]   Mer 15 Juil - 11:52


La jeune inconnue lança un regard haineux à Okimi qui ne comprit pas ce qu'elle avait fait de mal. Elle voulait juste trouver une solution. L'autre fille plissa les yeux avant de répondre à la petite d'une voix sèche :

- Pourquoi je devrais donner mon nom à quelqu'un qui ne m'a pas donné son propre nom ?

Surprise et sentant poindre l’énervement, Okimi inspira longuement pour ne pas étrangler tout de suite cette fille. Après tout, elle venait peut-être aussi de Fairy Tail et cela voulait donc dire qu'elle aussi s'était trouvé téléporter ici.

- Je m'appelle Okimi ... Et je viens de Fairy Tail High School, probablement comme toi ...

Sa voix avait été calme, elle ne voulait pas se faire une ennemie de cette fille. La petite sortit son téléphone, ce qui n'échappa pas à l'autre fille avant qu'elle ne lui tourne le dos :

- Puisque tu as un téléphone, essaie d'être utile : regarde où nous sommes et cherche un endroit où nous changer !

La petite serra les poings. C'était trop ! Elle voulait bien être gentille mais il y avait des limites ! Et l'autre fille venait de les dépasser ! Okimi n'était pas un chien ou la servante de cette pauvre fille paniquée en serviette !

- Débrouille-toi toute seule ! lança-t-elle. J'ai autre chose à foutre que d'aider une pauvre timbrée désagréable ! Soit tu deviens gentille, sois tu te débrouille !

Et sur ces mots, elle marcha à pas rapide, s'éloignant le plus possible de l'autre fille, essayant de capter un réseau GPS pour trouver sa position. Le choc la stoppa au milieu du pont. Elle écarquilla les yeux. Ce n'était pas possible ! Cela ne pouvait pas être possible ! Elle se trouvait au beau milieu d'un pont, dans le froid estivale de Saint Petersboug, en Russie, sans argent, sans possibilité de rentrer chez-elle. Pourquoi ? Comment ? A cause de qui ? Elle sentit les larmes lui monter aux yeux et les essuya d'un revers de la main. Non ! Elle ne pleurerait pas ! Elle trouverait une solution ! Elle pouvait se débrouiller toute seule ! Elle refusait d'être une pauvre petite chose fragile ! Le froid la fit frissonner. Elle devait vraiment trouver une endroit où s'abriter afin de mieux réfléchir.




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MessageSujet: Re: Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]   Ven 24 Juil - 15:05


Celle avec qui Marie-Ange se trouvait à présent coincée s'était présentée sous le nom d'Okimi, et avait confirmé ses suspicions en avouant être elle aussi de Fairy Tail. La ballerine prit son propre menton entre ses doigts d'un air de réfléchir : elles étaient aussi loin du Japon que de la France visiblement, du moins d'après le climat et l'apparence des lieux, et puisque Okimi elle-même ne semblait pas reconnaitre les lieux. Les bâtiments n'étaient pas vraiment faciles à identifier, mais après tout dans les pays du nord, ce qu'était visiblement ce pays d'après le froid qu'il y faisait, les villes n'étaient pas non plus d'une différence affligeante. Si au moins il y avait une publicité quelque part, mais visiblement elles étaient sur une place piétonne. Mais peut-être qu'en lisant un nom de rue...

« Débrouille-toi toute seule ! »

Marie-Ange se retourna sans lâcher sa serviette, adressant un regard sévère à Okimi. Celle-ci semblait hors d'elle, et la ballerine ne lui aurait sans doutes pas jeté la pierre : elle avait beau trouver parfaitement normal de se comporter ainsi envers une personne qui potentiellement pouvait la tromper, elle savait pertinemment que sa façon de parler devait avoir éveillé de la haine chez l'inconnue, et cela ne faisait que faire poindre une pointe d'exaspération chez elle, mais loin de l'énervée cela ne faisait que précipiter ses pensées à propos des filles. Hypocrisie, susceptibilité, elles n'avaient rien pour plaire pour la plupart.

« J'ai autre chose à foutre que d'aider une pauvre timbrée désagréable ! Soit tu deviens gentille, soit tu te débrouilles !
-Gentille ? »


Marie-Ange retint un rire mais n'en dit rien. De toutes manières, elle ne voulait pas vraiment tester Okimi, mieux valait prévenir que guérir, et sans doutes se débrouillerait-elle mieux sans elle. Elle ne supportait pas l'idée d'être bloquée ici avec une inconnue. La regardant brièvement s'éloigner à pas rapides, portable en main pour tenter de savoir où elles se trouvaient, elle leva le nez avec un soupir exaspéré et parti dans l'autre sens. Il lui fallait tout d'abord comprendre où elle se trouvait, puis trouver un moyen de demander de l'aide. Ses cours d'anglais de l'an dernier en France devraient lui être utiles pour tenter de demander son chemin au moins, pour peu qu'une personne comprenne l'anglais ici. Ou même le français, avec un peu de chance ! Mais pour le moment, il fallait trouver un moyen de savoir où elle se trouvait, et comment elle s'y était trouvée avec un peu de chance. S'approchant d'un panneau qu'elle avait remarqué plus loin, elle le fixa un instant, semblant ne pas comprendre mais refusant surtout au fond d'elle-même de comprendre. Comment pouvait-elle trouver une explication à cela ?!

« Je suis... en Russie ?! »

Elle ne comprenait pas un traitre mot de ce qu'il y avait écrit sur ce panneau, ce devait sans doutes être le nom de la rue, mais en tous cas elle avait plusieurs fois vu des textes en alphabet russe à la télévision, ne serait-ce qu'aux informations ou sur quelques séries, et cela ne laissait aucun doute sur le pays dans lequel elle se trouvait. Il n'y en avait pas des centaines qui écrivaient dans cet alphabet après tout. Troublée par cette découverte, Marie-Ange se risqua à lancer un regard en direction d'Okimi. Celle-ci s'était stoppée, fixant son portable, mais de là où se trouvait Marie-Ange elle ne pouvait deviner son expression. Elle devait avoir deviné à partir du GPS où elles se trouvaient. La ballerine secoua la tête. Elle n'avait pas besoin de son aide, alors inutile de s'inquiéter pour elle ! Même si elle l'intriguait, mais cela n'était sans doutes que parce qu'elles étaient les deux seules à venir du même endroit ici. Elle la croiserait sans doutes plus tard, mais pour le moment c'était chacun pour soi.

Levant le nez avec exaspération, et décidée à s'en sortir, elle serra un peu plus ses doigts sur sa serviette et se mit à avancer d'un pas rapide, à la limite de courir à cause de ses pieds gelés. Il lui fallait avant tout trouver un moyen de s'habiller, n'importe quoi. Peut-être qu'elle trouvera quelque chose comme un organisme pour les sans domiciles fixes ? Elle n'en était pas sûre, mais si au moins quelqu'un pouvait lui donner ne serait-ce qu'un vieux manteau, elle ne serait pas difficile, du moment qu'elle pouvait se déplacer sans crainte d'être nue, et qu'elle pouvait éviter de mourir de froid. Elle ne demandait que ça, et elle partirait aussitôt à la recherche d'un téléphone pour contacter des connaissances. Elle ne savait pas encore qui appeler, mais elle trouverait le moyen. Elle tenta d'arrêter quelqu'un dans la rue, bafouillant quelques mots d'anglais et de français.

« E-excuse me, do you know where, hum... I need clothes... Des vêtements, n'importe quoi s'il-vous-plait. »

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MessageSujet: Re: Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]   Mar 11 Aoû - 16:52


Perturbée, la jeune fille se retourna, contemplant l'autre qui semblait totalement paniquée. Décidée à ne pas l'aider, Okimi fit quelques pas devant elle avant de se maudire et de faire demi-tour. Non, elle ne pouvait pas la laisser toute seule, pas alors qu'elles étaient toutes les deux perdues à Saint-Pétersbourg, dans le froid sans autre moyen de communication que son téléphone portable. Essayant de se calmer pour subir en douceur les probables attaques verbales de l'autre japonaise, la petite sportive se dirigea vers l'adolescente.

- Bon écoute, on vient du même endroit alors au lieu de se prendre la tête, on devrait s'aider. Et puis, j'ai un téléphone. On peut très bien trouver un hôtel et y piquer des fringues.

Ce n'était pas très catholique mais elles se trouvaient dans un pays dont elles ne parlaient pas la langue alors la morale pouvait passer après ! Okimi attendit la réponse de l'autre jeune fille, faisant passer son poids d'un pied sur l'autre. Elle se sentait horriblement mal-à-l'aise. Non seulement parce qu'elle avait rembarré l'autre à peine cinq minutes plus tôt, mais en plus parce qu'elle ne voyait absolument pas comment rentrer ni même si son forfait intégrait le fait d'appeler depuis un pays étranger. Et puis, sa console gisait maintenant tout au fond de la rivière qui passait sous le pont de la ville. Et c'était peut-être ça qui la rendait plus triste. Sa mère lui avait offert pour son anniversaire après avoir fait des heures supplémentaires et maintenant, Okimi devrait lui annoncer qu'elle était au fond d'une rivière froide.
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MessageSujet: Re: Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]   Lun 17 Aoû - 13:26


L'homme que Marie-Ange tenta d'aborder ne lui accorda qu'un regard perplexe et accusateur. Avait-il seulement compris ce qu'elle demandait ? Il l'ignora et s'éloigna, laissant la pauvre jeune fille désespérée et les larmes aux yeux. Génial, comment s'en sortir dans une telle situation ? Il devait y avoir plusieurs moyens, très certainement, mais avant cela elle devait plus penser à survivre qu'à rentrer chez elle, et ce n'était pas une mince affaire. Elle baissa la tête, serrant les lèvres avec embarras pour tenter de se retenir de pleurer. Pourquoi ça tombait sur elle cette histoire ?

« Bon écoute... »

Marie-Ange sursauta, s'empressant de chasser ses larmes avant de se retourner avec un regard dur. Okimi était de retour, visiblement contre son gré plus ou moins, elle devait avoir serré les dents jusqu'à revenir à ses côtés. La ballerine resserra son emprise sur sa serviette pour se retenir de la rejeter, intriguée par la raison de sa venue.

« On vient du même endroit alors au lieu de se prendre la tête, on devrait s'aider. Et puis, j'ai un téléphone. On peut très bien trouver un hôtel et y piquer des fringues. »

Un moment d'hésitation. D'une certaine manière, elle ne pouvait pas à cet instant accuser Okimi de tenter de la manipuler ou quoique ce soit, après tout elle se retrouvait dans la même situation, perdue et loin de chez elle. Marie-Ange détourna un instant les yeux, pensive. Malgré tout, elle ne supportait pas l'idée de recevoir de l'aide, encore moins d'une fille. Mais comment faire dans une telle situation ? D'un autre côté elle pouvait très bien supporter sa présence et en profiter sans vraiment accepter ni demander de l'aide, se contenter de la voir comme un outil. Urgh, c'était vraiment glauque dit ainsi. Non, pas un outil, disons juste... un soutien ? Oui, un soutien, parce que le mot de partenaire était un peu trop fort. Marie-Ange soupira, perplexe.

« Mh, bon, exceptionnellement... Mais de toutes façons je pense pouvoir trouver un hôtel par moi-même... »

Malgré le fait qu'elle lui concède de bien vouloir être accompagnée, Marie-Ange avait toujours du mal à admettre la nécessité d'être aidée. Elle s'apprêtait à demander - oh horribles mots qui lui coupaient les lèvres - de l'aider en regardant sur son portable tout de même si elle ne pouvait pas trouver l'hôtel le moins cher pour prendre le moins de risques possibles, mais un murmure attira son attention. En se retournant, elle vit le passant auquel elle parlait plus tôt en train de discuter avec un hommes de grande taille en uniforme. Attends, non, il n'était tout de même pas en train de la dénoncer aux forces de l'ordre... L'homme en uniforme hocha la tête et semblait s'approcher des deux jeunes filles, mais avant qu'il n'arrive à leur hauteur Marie-Ange eut le réflexe de rabattre sa main sur le bras d'Okimi, la tirant de toutes ses forces en prenant ses jambes à son cou.

« Merde, cassos !! »

Ce n'était guère pratique de courir en serviette, elle était obligée de tenir sa serviette le plus fort possible pour ne pas la perdre en cour de route, sans compter le fait qu'elle redoutait à tout instant de glisser sur le sol humide. Elle jeta à peine un regard par dessus son épaule pour regarder le policier qui les coursait, et son regard retomba sur Okimi qu'elle trainait derrière. Elle eut une très brève hésitation, emportée dans l'empressement de la situation, avant de lui lancer :

« Je ne te demanderai pas ton aide, alors ce sera à la première qui trouvera un hôtel pas cher et qui y arrivera, celle qui gagne se fait payer le repas par l'autre ! »

Impossible de demander de l'aide, Marie-Ange ne se le permettrait pas, mais si elle tournait ça sous la forme d'un défi elle préférait largement. Disant cela, elle se retourna et se mit à chercher du regard avec acharnement malgré la vitesse qu'elles avaient pris en courant, espérant semer le policier avant de trouver l'hôtel autant que possible.

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MessageSujet: Re: Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]   Jeu 20 Aoû - 17:39


L'autre fille semblait hésiter face à la proposition de la petite. Elle détourna les yeux, réfléchissant sûrement alors qu'Okimi regardait autour d'elle, nerveuse. Elle ne sentait pas du tout à l'aise !

- Mh, bon, exceptionnellement... Mais de toutes façons je pense pouvoir trouver un hôtel par moi-même...

La jeune fille ne répondit rien, ayant compris qu'il ne fallait pas provoquer Marie-Ange. Un homme en uniforme commençait à s'approcher d'elles. Il allait les coffrer où du moins celle des deux qui avait la tenue la plus indécente. Celle-ci attrapa le bras d'Okimi qui se fit entraîner dans une course effrénée. Heureusement qu'elle était sportive ! Les deux filles, poursuivies par un policier russe allaient devoir chercher un hôtel tout en fuyant les forces de l'ordre.

- Je ne te demanderai pas ton aide, alors ce sera à la première qui trouvera un hôtel pas cher et qui y arrivera, celle qui gagne se fait payer le repas par l'autre !

- Très bien !

Une lueur de défi s'était allumée dans l'oeil d'Okimi mais elle n'avait pas vraiment le temps de regarder autour d'elle. Il fallait d'abord empêcher ce type de les attaquer. Et de ça, la petite pouvait s'en occuper !

- Au pire, on fait un truc, toi tu trouves un hôtel, et moi je m'occupe du type qui nous suit et personne ne paye le repas de l'autre ! De toute façon, vu ta tenue, je doute que tu ai un porte-feuille sur toi !


Oui, Okimi se moquait de l'autre fille mais en même temps, elle se détendait avec un humour totalement pourri qui allait vexer l'adolescente mais qui lui était essentielle. La petite avait quelque pièce dans les poches de son jogging, elle pouvait aussi payer avec son téléphone si ici, ils avaient cette technologie. Mais elle en doutait. Tournant les yeux vers Marie-Ange, elle consulta sa partenaire :

- Alors ?

Que faisaient-elles ?

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MessageSujet: Re: Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]   Jeu 10 Sep - 16:49


Les jeunes filles étaient en train de se démener dans les rues de Saint Petersbourg quand le défi fut lancé. La première réponse d'Okimi arracha un sourire de satisfaction sur les lèvres de Marie-Ange :

« Très bien ! »

Marie-Ange jeta un oeil par dessus son épaule, levant le nez avec un léger rire : elle détestait toujours le fait d'être collée avec cette fille, mais au moins elle n'était pas un boulet pour l'instant. L'étincelle de détermination qui était apparu dans le regard d'Okimi cependant s'effaça après quelques secondes. La ballerine plissa les yeux mais quand l'autre se remit à parler elle concentra son regard sur les potentiels hôtels, l'écoutant vaguement.

« Au pire, on fait un truc, toi tu trouves un hôtel, et moi je m'occupe du type qui nous suit et personne ne paye le repas de l'autre ! De toutes façons, vu ta tenue, je doute que tu ais un porte-feuille sur toi ! »

La ballerine serra un peu les dents, mais il fallait l'admettre : elle était non seulement dans une tenue indécente mais aussi sans-le-sous, digne d'une quelconque sans-domicile-fixe qui se serait collée une affiche dans le dos avec écrit "venez m'arrêter, je suis prête pour la prison". Mais pour autant pouvait-elle faire confiance à Okimi pour s'occuper du policier ? Cela lui semblait absurde, après tout c'était surtout elle que le policier était en train de poursuivre et non l'asiatique, et d'un autre côté elle ne parvenait pas à s'imaginer cette fille être capable d'assez de jugeote pour ça. Cependant, Okimi s'impatientait.

« Alors ? »

Marie-Ange soupira fortement, lui lançant par dessus l'épaule :

« Quoi, t'as peur de perdre face à une fille en serviette de bain ? Bien ! Essaie de détourner l'attention de l'agent, je vais chercher un endroit plus discret. Et même si je n'ai rien sur moi, dis-moi ton numéro, au cas où tu te perdrais ! »

En soi, Marie-Ange était sincère : se séparer dans une ville inconnue en disant à l'une de trouver un hôtel et à l'autre de s'éloigner ne laissait à priori que peu de possibilités de se retrouver, et la ballerine avait confiance non seulement en sa mémoire pour retenir le numéro mais aussi en sin intelligence pour tenter de trouver un moyen de contacter Okimi. Elle aurait pu l'ignorer, partir chercher l'hôtel et se débrouiller, mais si l'étudiante parvenait à détourner l'agent de sa route elle ne voulait surtout pas lui rester redevable, jamais de la vie. L'aider à retrouver l'hôtel devrait arranger la chose. Alors qu'elles arrivaient à un croisement, elle pressa Okimi de répondre, s'apprêtant à s'enfoncer dans une ruelle afin de rejoindre plus loin une grande rue de façon suffisamment discrète pour lui permettre de chercher un abri efficacement. Il fallait croiser les doigts pour ne plus rencontrer le moindre agent à partir d'ici, car si Okimi s'éloignait c'était le point de non-retour pour elle, perdue dans ce pays sans personne pour l'aider.

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MessageSujet: Re: Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]   

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Le froid estival de Saint Petersbourg [Marie-Ange Dupré et Okimi Muto]
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