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 Doux parfums de Paris [Kazuko Miura et Jeff Lehman]

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MessageSujet: Doux parfums de Paris [Kazuko Miura et Jeff Lehman]   Ven 3 Juil - 21:57

Malgré la forte chaleur estivale et le soleil qui tapait toujours dur sur la piscine de l'académie des fées, cela faisait tout de même depuis un bon moment que les élèves de la classe artistique y pataugeaient. Jeff avait accepté de se joindre à eux en la présence de son ami, Jack, mais à présent il ne pensait qu'à une chose : retrouver au plus vite sa serviette pour se sécher au risque de littéralement fondre à force de rester dans l'eau. Regagnant le bord de la piscine après avoir réussi à échapper à une bataille d'eau imminente, il rejeta ses cheveux vers l'arrière avant de s'extirper du bassin, s'empressant de chercher des yeux malgré sa mauvaise vision ses lunettes qui étaient restées à l'abri sur un banc un peu plus loin, enroulées dans sa serviette de bain. Pressant un peu le pas pour aller s'emparer de la serviette sus-dite, Jeff eut tout juste le temps de relever ses lunettes sur son nez qu'il découvrit juste devant lui un de ses camarades artiste.

- Tu t'en vas déjà ?

Un instant surpris de cette soudaine apparition, Jeff mis quelques secondes à reprendre de la consistance avant de répondre d'un soupir :

- J'ai une répétition bientôt, contrairement à Jack j'ai besoin de me dégourdir régulièrement, moi.

Quel gros bobard. Cependant, la justification sembla satisfaire l'autre élève car celui-ci releva le nez avec un air légèrement impressionné, certainement faux pour sa part aussi, avant de se décaler, laissant Jeff passer à côté de lui en direction des vestiaires pour se changer. Il jeta un rapide coup d'œil par dessus son épaule pour remarquer Jack qui continuait de s'amuser extrêmement bruyamment plus loin (il faut dire que l'on n'entendait que lui) avant de hausser les épaules : son ami se douterai d'où il était allé, inutile de le prévenir. Enfin, c'était ce qu'il pensait, jusqu'à-ce qu'en passant le pas de la porte des vestiaires il sente un vertige, tombant irrémédiablement. Personne ne l'entendit, personne ne le vit. Et pour tout dire, personne ne le vit plus de toute la journée à partir de cet instant...


Le sol des vestiaires n'était pas si dur tout compte fait. Enfin en tous cas ce serait la remarque que Jeff aurait pu se faire, s'il avait vraiment été sur le sol des vestiaires. Tâtant un instant ce qui se trouvait sous lui, il finit par ouvrir les yeux pour remarquer un plafond de bois. Aux dernières nouvelles, l'académie n'avait pas de tels toits ? À moins que quelqu'un l'ait amené dans la cabane du concierge. Mais un rapide coup d’œil aux alentours lui permit de constater que les lieux n'avaient rien à voir avec une cabane à outils : des coffres étaient empilés de toutes parts de même que certains cartons poussiéreux. Un peu plus loin, Jeff avisa même un brancard composé de deux bâtons et d'un tissu, rustique et tout aussi poussiéreux que le reste, qui avait des odeurs de deuxième guerre mondiale, si néanmoins celle-ci avait une odeur. Penchant la tête sur le côté en remarquant de nombreux pots de verre, Jeff se laissa aller à un peu plus d'observation à propos de ces derniers. Leur contenu était pour le moins surprenant, semblant touffu et doux mais ayant une très légère teinte de bleu ou de verre par dessus leur mousse blanche telle qu'il préféra n'ouvrir aucun bocal, l'odeur aurait eu tôt fait de le renvoyer dans les vapes si c'était bien ce qu'il pensait ; drôle de collection en tous cas, quoiqu'il eut déjà entendu parler de collectionneurs d'acariens alors pourquoi pas de moisissures.

Mais un autre détail bien plus immonde finit par attirer son attention. Il loucha sur la masse sombre qui venait de descendre au niveau de son nez à quelques centimètres devant lui sur une énorme toile qui étincelait à la lueur de la petite fenêtre du grenier : huit pattes des plus longues et un corps épais qui ne laissait pas de doutes sur la nature de la grosse bête velue brune qui devait bien faire la moitié de la paume de main d'un homme adulte. Avec ses pattes fines elle avait tout l'air d'une araignée inoffensive, mais se retrouver à fixer ses petits yeux au dessus de sa bouche velue n'avait rien de très engageant, ce que Jeff traduisit d'une large grimace de dégoût. Il n'avait pas peur des araignées, et heureusement car face à un tel monstre il aurait sans doutes sauté par la fenêtre sans attendre en criant de panique, mais cela n'empêchait pas qu'il avait envie de sortir au plus vite de ce grenier qui semblait envahis de toiles d'araignées par dizaines, certaines si petites qu'elles ne devaient que manger des moustiques, d'autres si grosses qu'elles laissaient un gros doute sur leur capacité à manger des choses plus grosses malgré le fait que la réponse fut évidemment non.

- Génial, c'est... ravissant.

Cependant, l'attention de Jeff alors qu'il allait se relever se porta à présent sur ce qui se trouvait non pas en dessous de lui mais plutôt à côté. Après avoir constaté qu'il était assis sur de vieux tissus, seulement vêtu de son maillot de bain (et heureusement qu'il avait ses lunettes sinon il aurait sans doutes retrouvé l'araignée sur sa tête), il lui fallut bien remarquer que ce qu'il avait tâté plus tôt n'était pas aussi dur que ce qui était en dessous de lui : il venait tout juste de tripoter allègrement le corps d'une jeune fille rousse. Bon, il ne fallait pas exagérer, il avait tout au plus tâté son ventre à moins qu'elle manque de poitrine au point qu'il n'ait pas remarqué celle-ci en la touchant, mais si c'était bel et bien une asiatique de ce qu'il pouvait voir de son apparence elle n'apprécierai sans doutes pas de s'être faite toucher ainsi pas même au ventre. Jeff retira un peu brusquement sa main, plissant les yeux avec prudence. Un instant, que faisait-il dans un grenier en maillot de bain avec une élève de Fairy Tail (d'après son uniforme) couchée à côté de lui ? Eh bah, quel temps de réaction.

- Hé ! Ho ! T'es réveillée ?

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MessageSujet: Re: Doux parfums de Paris [Kazuko Miura et Jeff Lehman]   Ven 10 Juil - 18:23






Doux parfums de Paris
Kazuko Miura & Jeff Lehman




Aaaah, l'été est enfin là ! Il fait beau, il fait chaud, c'est quasiment la saison des maillots ! Dans la rue on ne voit que des shorts, T-shirts, casquettes et lunettes de soleil. La majorité des gens va à la plage ou à la piscine pour prendre des couleurs ou simplement se rafraîchir et profiter du soleil, d'autre se promènent en mangeant une bonne glace, et puis il y en a d'autres qui restent coincés entre quatre murs en suivant les consignes d'une prof. Bah quoi ? Me regarder pas comme une extra-terrestre ! Je prends seulement des cours pour m'améliorer en dessin. C'est le seul moyen de m’entraîner car me connaissant, si j'étais restée chez moi je passerais mes journées allongée avec le ventilateur à ne rien faire. Heureusement je ne suis pas seule, d'autres camarades de classe artistique sont aussi là. Seulement, le seul problème dans cette salle, c'est que la prof a fortement déconseillé d'ouvrir les fenêtres malgré la chaleur qui se fait de plus en plus sentir, affirmant que le vent ferait s'envoler nos feuilles de dessin et comment dire... dessiner sur les tables n'est pas vraiment recommandé. Enfin, on a au moins pu ouvrir la porte. Ce qui est très pratique avouons-le quand la température du couloir est égale à celle de la classe. Du coup j'ai essayé de bidouiller un peu mon uniforme scolaire pour ne pas avoir trop chaud. Bon la chemise est déjà à manches courtes donc ça va, mais j'ai un peu raccourci ma jupe qui me va d'habitude toujours jusqu'aux genoux. Mais je ne l'ai pas trop raccourcie hein ! Pas de plus de sept ou huit centimètres, je n'aurais jamais osé plus. Bon ça fait juste plus frais aux genoux, mais c'est déjà ça !

Enfin bref, je ne suis pas venue en cours pour me plaindre la chaleur mais pour dessiner ! Ce que je fais depuis que je suis assise en fait. Je griffonne un peu dans mon carnet à dessin pour trouver l'inspiration, savoir ce que je vais dessiner exactement. Seulement en dessinant j'ai le malheur de jeter un coup d’œil à mon sac. Je savais que je n'aurais pas dû emmener mes chamallows, maintenant mon ventre m'envoie des signaux !! Je détourne rapidement les yeux du beau paquet rose pour me reconcentrer sur mon dessin. Et miracle, j'y arrive ! Ça fait maintenant cinq bonnes minutes que je n'ai pas regardé le contenu de mon sac ! Soudain une main se pose violemment juste à côté de mon carnet.

- Kazuko, je ne me souviens pas avoir donné les friandises comme sujet.

Je regarde ma professeure avec de grands yeux d'étonnement, ne comprenant pas de quoi elle parle. Puis je dirige mes yeux dans la même direction qu'elle, sur mon carnet.

- Ah oui ! Désolée !

J'efface rapidement les dessins que je viens de faire. Non mais quelle idiote de dessiner des chamallows ! Faut croire que j'y pensais trop. Je regarde discrètement le trésor de mon sac. Je voulais tourner toute mon attention sur le dessin pour réellement m'améliorer durant cette séance. Je ne fais pas des heures en plus pour manger ! ... Raah tant pis, si j'en mange un j'arriverai peut-être à me concentrer ensuite non ? Tout en tenant mon carnet à dessin je me baisse et saisit le paquet de sucrerie, m'imaginant déjà ces petites guimauves fondant sur mon palet. Je cligne des yeux et... EEEEEEH ?! Je ne vois plus rien ! C'est étrange car ça me parait durer une éternité mais en même temps c'est très court.

En effet malgré que mes yeux soient fermés je sens tout de même que je suis allongée. Le sol est plutôt dur là où je suis. J'ai fait un malaise ? Non je ne pense pas, à aucun moment je ne me suis sentie mal. Toujours allongée je tourne la tête et ouvre un peu les yeux pour voir un gros bloc de bois. Ça doit être un grand coffre, une malle sans doute. Depuis quand on a ce genre de vieux truc à l'Académie ? Je n'ai pas le temps de vérifier car soudainement je sens une main me tripoter le ventre. Je sens le rouge me monter aux joues, voire même jusqu'au front en fait. Je suis incapable de bouger dans ce genre de situation. Mais que se passe-t-il ?! Tout d'un coup la main s'enlève ce qui me permet de reprendre mon souffle et de me calmer un peu.

- Hé ! Ho ! T'es réveillée ?

Je tourne la tête en direction de la voix qui semble s'adresser à moi. Après un petit éternuement que j'ai tenté d'atténuer en mettant ma main devant mon nez, je constate que ce n'est pas maintenant que je vais reprendre ma couleur normale. Pourquoi donc y a-t-il un mec en maillot de bain à côté de moi ?!

- Ou-oui.

Je me redresse pour être assise et jette un rapide coup d’œil autour de moi. Je ne me souviens pas d'un tel endroit à Magnolias, où sommes-nous ? Je souffle un bon coup pour vraiment me calmer car, je n'ai pas très bien compris où nous sommes et ce qu'il s'est passé, mais j'ai le sentiment qu'il ne faut pas s'emporter. Je retourne le regard vers le jeune homme aux cheveux verts et lui demande avec une certaine méfiance :

- C-c'est toi qui m'a touchée ?

En regardant bien je constate qu'il n'y a que nous dans ce... grenier ? Enfin, son geste m'intrigue, donc je demande ! Soudain mes yeux s'agrandissent  tandis que mes pupilles rétrécissent. Je viens de remarquer le monstre qui pend au-dessus du garçon. Il ne me faut pas plus d'une seconde pour me lever, prenant au passage mon carnet et mon paquet de chamallow que je serre contre ma poitrine pour ne pas que cette bête les approche. Mes yeux étant littéralement devenus deux grands ronds scrutent minutieusement chaque recoin de la pièce. Je confirme, nous sommes bien dans un grenier. Mais qui dit grenier dit araignées non ?! La chose qui se trouve devant moi en est la preuve ! Mais je suis sûre qu'elle n'est pas seule ! Il y a des toiles d'araignées partout... J'en vois PARTOUT !! Soudainement j'ai un mauvais pressentiment. J'ai envie de regarder à côté de ma tête, mais mon esprit me le déconseille, non me l'interdit. Je tourne quand même lentement la tête et...

- KYAAAAAAAAAAA !!!

Et boum je tombe dans le coffre que j'ai vu avant. Il semble rempli de vieux vêtements donc je ne me suis pas blessée. Bah quoi ? Il y avait une toile juste à côté de mon oreille !! Avec ce petit monstre tranquillement posé en son centre, j'ai cru qu'il allait me sauter dessus ! J'ai eu raison de m'effrayer de la sorte ! Puis je me rappelle que je ne suis pas seule ici. Je dis donc d'une petite voix :

- D-désolée j'ai... j'ai une peur bleu des araignées.

Quelque peu gênée de la situation dans laquelle je me suis fourrée je tente avec beaucoup de mal de me sortir du coffre. C'est qu'il est profond ce truc ! J'espère juste qu'il n'y aura aucune araignée qui aura la merveilleuse idée de s'approcher de moi, sinon je vous jure je me cache sous les vêtements au fond de ce coffre !



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Les Sorcières (PNJ)
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MessageSujet: Re: Doux parfums de Paris [Kazuko Miura et Jeff Lehman]   Dim 12 Juil - 17:55

PNJ - Roger et Géraldine
Légende : l'italique correspond à la langue parlée dans le pays-dit.

Tandis que les deux jeunes disparus s'éveillaient dans le grenier, le cri de la jeune Kazuko ne tarda pas à attirer l'attention des habitants des lieux. Roger, un vieil homme qui malgré son grand âge semblait des plus alertes, se releva d'un bond de son fauteuil en lançant des regards méfiants vers le plafond, attirant l'attention de sa femme Géraldine qui posa la main sur son déambulateur pour se relever si cela s'avérait nécessaire.

Un problème mon Roger ?
Il y a quelque chose là haut...


Après avoir ronchonné ces quelques mots, le vieillard se précipita sans attendre sur son fusil fièrement accroché au dessus de la cheminé, et le ramenant sous son bras se mit à monter les marches d'escalier quatre à quatre tandis que Géraldine semblait l'appeler en bas, mais il n'entendit visiblement pas, trop intéressé par ce qui se trouvait dans le grenier. En entendant au dessus de lui des voix, il dirigea aussitôt le canon du fusil vers le plafond, ses yeux plissés en une mine de colère visible tandis qu'il tentait tant bien que mal d'entendre les voix des jeunes gens. Mais rien à faire, il ne faisait qu'entendre un petit bruit exaspérant sans réussir ni à comprendre ni à les localiser, aussi tira-t-il au hasard dans le plafond du grenier, provoquant un bruit tel que tout le voisinage fut alerté, du moins c'est ce qu'indiquèrent les aboiements de chien dans les alentours tandis que Géraldine semblait toujours être en train de crier en bas.

Dégagez de mon grenier, sales voleurs !
Roger, tes appareils !


N'entendant toujours pas Géraldine qui s'appliquait à rejoindre les escaliers avec son déambulateur, Roger tira trois autres coups de feus dans le plafond de bois, créant des trous importants de toutes parts dans son grenier et son toit sans vraiment sembler s'en soucier en cet instant.
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MessageSujet: Re: Doux parfums de Paris [Kazuko Miura et Jeff Lehman]   Mer 22 Juil - 11:11

Bien qu'il semble que la jeune fille couchée à côté de lui ait les yeux ouverts, Jeff n'eut pas tout de suite de réaction en réponse à sa première question, mais l'inconnue finit enfin par tourner la tête vers lui. Son visage semblait aussi rouge que sa crinière vermeille, comme l'avait prévu Jeff qui s'était légèrement penché vers elle pour s'assurer que ce n'était pas pour une autre raison que la gêne qu'elle était dans cet état. Il ne s'attendait pas à soudainement se faire éternuer à la figure, ce qui ne manqua pas de le faire grimacer d'exaspération. Mais bon, il n'allait tout de même pas cracher à la figure de la jeune fille tandis qu'elle avait tenté de retenir son acte en ramenant sa main à son nez ; laissons le doute calmer le jeu dès le départ pour cette fois.

- Ou-oui.

Enfin une réponse en bonne et due forme. Jeff se redressa en passant sa main dans ses cheveux, du moins c'est ce qu'il voulu laisser paraître pour passer sa main sur son visage et s'assurer qu'il ne s'était pas fait cracher au nez suite à l'éternuement de la demoiselle. Celle-ci semblait pour le moins désarçonnée, stressée par ce qui venait de se passer. Si elle était en effet apparue ici comme lui tandis qu'elle était en train de faire une quelconque activité, il était compréhensible qu'elle se sente perdue, quant à savoir la raison pour laquelle elle et lui précisément s'étaient retrouvés dans cette situation, c'était une toute autre histoire. Remarquez, peut-être que la jeune fille était plus en train d'évacuer la gêne que le stress d'après la question qu'elle avança alors avec une méfiance notable :

- C-c'est toi qui m'a touchée ?
- Non, c'est le père Noël.


Bon, pour cette remarque-ci c'était trop tard pour la retenir. Que pouvait-il donc lui répondre d'autre après tout ? Ils étaient seuls tous les deux dans cet endroit, et à moins qu'elle n'ait été dans une situation embarrassante avant même de se retrouver en ces lieux il n'y avait à prioris pas d'autres coupables possibles que Jeff et le père Noël. Il s'apprêtait à vaguement se rattraper en justifiant son geste, qui n'avait pas vraiment de justification réelle puisque ce n'était qu'un accident, quand soudain la "victime" se releva, s'emparant de ses affaires (sucreries et carnet) en fixant avec de grands yeux le visage de Jeff. Attends, non, ses yeux semblaient le traverser. Le jeune homme releva la tête, croisant le "regard" de sa petite compagne noire qui semblait occupée à nettoyer ses longues pattes élégantes sur sa toile brillante.

- Oh, tu as peur des arr...
- KYAAAAAAAAAAA !!!


Réponse obtenue avant même la fin de la question. La rouge tenta un geste pour fuir et plongea alors littéralement dans un coffre derrière elle, se retrouvant enfouie parmi les vêtements. Une chance que le conteneur était assez ouvert pour accueillir le présent contenu, sinon la chute de l'inconnue aurait été bien moins douce. Jeff jeta à nouveau un coup d'oeil vers la petite dame noire à côté de lui, s'assurant qu'elle n'était pas tombée après cette agitation et échangeant un "regard" perplexe avec elle, avant de reporter son attention sur la "petite dame" rouge enfouie parmi les vêtements. Une petite voix s'éleva du coffre, difficile à capturer, mais dans le silence environnant Jeff parvint tout de même à reconstituer la phrase dans son esprit.

- D-désolée j'ai... j'ai une peur bleue des araignées.

En temps normal, Jeff aurait sans doutes répondu qu'une petite bête ne pouvait en manger une plus grande, mais étant donné qu'il avait manqué de peu de sursauté et avait largement grimacé en découvrant plus tôt sa petite amie velue à son réveil cela aurait été des plus hypocrites de sa part sur le coup. Après tout en matière de phobie il n'était pas non plus mal loti, alors il pouvait faire une exception en accordant un peu de compassion à la princesse terrifiée. Se relevant en prenant garde à ne pas déranger la moindre des petites habitantes du grenier, il s'approcha de l'invitée maladroite qui se débattait avec la profondeur du coffre et lui tendit la main.

- Alors on va prendre ce cri pour la dernière frayeur de la journée et nous dépêcher de sortir d'ici, ce sera mieux pour ton coeur.

Et également pour celui de Jeff qui avait manqué de bondir jusque dans la toile de sa petite voisine en entendant le cri strident de la rouquine. Il empoigna la main de l'inconnue et utilisa toute la force dont il était capable pour la sortir au plus vite du coffre, on ne savait pas combien de petits êtres pouvaient se cacher entre les tissus poussiéreux. Il fit bien de la tirer de force vers lui, car au moment même où il la sortit de son pétrin, un violent bruit d'explosion retentit, faisant voler les vêtements parmi les éclats de bois. Une voix forte retentie dans une langue inconnue. Jeff s'était retrouvé étalé par terre avec sa camarade - l'humaine, pas la petite dame noire - par dessus lui ainsi que quelques vêtements troués par le fusil qui venait de créer une lucarne dans le plafond du grenier. Il releva un des vêtements qui lui était tombé sur le nez, mais le rabattit aussitôt sur la tête de la jeune fille quand un nouveau coup de feu retentit.

- S-scheiße ! Cassons-nous d'ici !

Parmi les coups de feu qui détruisaient un peu plus le grenier bien qu'ils furent heureusement tirés un peu à distance des deux élèves après ce premier tir raté, Jeff eut pas mal de difficultés à se remettre les idées en place, mais se redressa aussitôt sans lâcher la main de sa compagne d'infortune, la tirant derrière lui tandis qu'il se jetait dans les escaliers, dévalant les marches quatre à quatre pour fuir les lieux. Il avisa du coin de l'oeil la silhouette de l'attaquant en arrivant à l'étage du dessous, un vieil homme armé d'un fusil qui n'avait pas un seul instant hésité à l'utiliser. Dans quel pays de fous autorisait-on aux gens à tirer sur le premier venu, quand bien même fut-il en infraction (involontaire) ? Ne voulant pas prendre le temps de poser la question, il se précipita vers les autres escaliers afin de descendre au rez-de-chaussée, esquivant tant bien que mal une grand-mère qui s'apprêtait à monter les escaliers et qu'il aurait été regrettable d'envoyer valdinguer surtout avec son déambulateur, et se jeta vers la première porte qui lui sembla être une porte ouvrant sur l'extérieur.
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