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 Ana, tout simplement

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MessageSujet: Ana, tout simplement   Lun 2 Mar - 20:40


Derivan Ana


CARTE D’IDENTITÉ
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Âge : 16 ans
Sexe : Femme
Activité : Sophomore
Statut scolaire : Interne
Capacités :
Active : Ana peut faire ressentir des émotions par ses dessins ou ses peintures dans un RP qui la concerne,
Passive : Elle peut ressentir les émotions des gens qui l’entourent.
Club : Aucun pour le moment
Classe et cursus : Classe spécialisée en art, cursus exposition




DOSSIER MÉDICAL

Groupe sanguin : A+
Taille : 1m63
Poids : 47kg
Allergies : Crustacés
Handicaps : Santé fragile, elle tombe souvent malade et ne peut faire d’activités physiques prolongés.
Troubles : Gêne, anxiété, vit parfois les émotions des autres, surcharge d’émotions, tendance à dire tout haut ce qu’elle pense tout bas
Phobies : ochlophobie (peur des foules)




PORTAIT ROBOT

Description Physique : Dotée d’une silhouette gracile, Ana n’est pas grande et son ossature semble fragile. Malgré ses traits délicats et la finesse de son minois, elle parait plus âgée par son regard reflétant sa maturité. Elle possède de grands yeux d’un bleu outremer où on peut y lire facilement ses émotions. Sa chevelure d’un noir de jais lui arrive à la taille, cascadant en une masse épaisse dans son dos de manière soyeuse. Cependant, c’est sa peau diaphane qui accentue le tout, lui donnant un aspect parfois morbide. Physiquement parlant, c’est une jolie fille, mais sans plus (avouons-le : elle n’a pas une forte poitrine.) Elle ne s’attarde pas aux fioritures et encore moins au maquillage. Toutefois, Ana passe beaucoup de temps à s’occuper d’elle-même : bien se nourrir, faire des étirements puisqu’elle ne peut s’exercer, de bons produits pour les cheveux et la peau.
Style Vestimentaire : Comme mentionné ci-dessus, Ana n’est pas une amatrice de bijoux, de maquillages ou de vêtements à la mode. Néanmoins, elle aime beaucoup les vêtements féminins et les choses mignonnes : comme les robes, les rubans à cheveux et les t-shirts aux imprimés d’animaux. Elle agence son accoutrement et parait toujours impeccable. Tout récemment, elle a ajouté des couleurs plus vives à sa garde-robe, évitant la monotonie de ses habitudes pastelles. Auparavant, elle évitait d’attirer les regards; aujourd’hui, elle cherche à forger sa personnalité malgré sa gêne. De ce fait, son uniforme scolaire la représente bien : repassé à la perfection, jupe à la bonne hauteur et chemise impeccable. C’est un peu banal, mais elle fait vraiment des efforts… Un petit peu à la fois.

Description Mentale : Ana est une fille timide qui a toujours eu de la difficulté à s’adapter aux gens. Elle est facilement gênée et se perd dans ses émotions qui deviennent souvent excessifs. Toutefois, lorsqu’on prend le temps de la connaître et la rendre à l’aise avec soi, c’est une adolescente amusante et joviale. Dotée d’une générosité et d’une bonté déroutante, elle aide affectueusement son prochain. Sa capacité à ressentir les émotions des autres est un outil essentiel dans cette voie, mais lui est aussi un désavantage flagrant, car elle ne sait pas gérer ça. D’autant plus qu’elle se retrouve souvent submergée par un mélange de ses émotions et celles d’autrui, elle panique et angoisse sans arrêt. Son anxiété est sûrement dû à sa gêne et les émotions qui l’entourent, mais il faut dire aussi qu’Ana n’est pas très confiante. Elle vit avec la peur constante de décevoir les autres et de ne pas être à la hauteur de leurs attentes. Il ne faut pas oublier également qu’elle est un véritable libre ouvert, physiquement comme par sa manière de s’exprimer et de dessiner. L’art est pour elle une libération et un moyen d’expression qui l’a probablement aidé dans multiples situations. C’est une passion depuis son enfance et qui a permis à sa famille de comprendre une petite fille troublée et pleine de gêne. Plutôt maladroite, Ana se met souvent les pieds dans des situations embarrassantes, mais souvent ça lui permet d’entrer en contact avec les autres. Nonobstant tout ça, après une maladie sévère qui lui a presque coûtée la vie, elle a décidée de se reprendre en main et vaincre ses craintes, sa gêne et d’arrêter de prendre les émotions des autres comme les siennes. Sa nouvelle détermination forgera sans doute une personnalité loin de ce qu’elle a laissé croire auparavant…
Niveau Scolaire : Comme elle est absente souvent en classe par sa santé fragile, Ana travaille très fort pour conserver des bonnes notes et ne pas subir de représailles de la part de ses parents. Elle n’est pas une étudiante surdouée, mais elle parvient à obtenir de bonnes notes par son dévouement à ses études. Parfois c’est plus facile, car l’art est sa passion.
Rêves : Se faire de nouveaux amis, devenir professeur d’art (ouff, d’abords faut-il qu’elle surpasse sa gêne!), avoir une galerie d’art, publier un roman illustré pour enfants.



BIOGRAPHIE

Passé : Je ne sais pas par où commencer, car c’est l’infirmière de l’hôpital où je suis gardée depuis plusieurs mois qui m’a recommandé de le faire. Je n’en suis pas certaine que ce soit une bonne idée, mais le Dr. Steffen, illustre psychologue de la région, semble appuyer la chose. Il me rend visite deux à trois fois semaine afin d’établir un suivi de mon développement et rédige un tas de paperasses à mon sujet. Ça ne me plait pas vraiment, je dois l’avouer, car il m’angoisse et m’intimide beaucoup. Cependant, je pense que je peux lui faire confiance, davantage que les autres «Blouses Blanches» qui tourbillonnent sans arrêt autour de moi. Ceci dit, je suis hospitalisée depuis déjà trois mois : une pneumonie sévère s’était emprise de ma personne et m’avait mise au bord du gouffre. C’est une expérience traumatisante en soi, mais je suis plus ou moins habituée aux hôpitaux. Je crois qu’on ne s’y fait jamais complètement, car c’est un univers particulier et surtout pour les enfants couramment admis dans les soins intensifs. Nous finissons par se connaître et se lier d’affection avec le personnel permanent à notre dossier… Mais la mort et la tristesse sont persistantes et ça engendre des angoisses liées à toute notre expérience médicale. En ce qui me concerne, je n’ai pas de maladie incurable ou d’épée de Damoclès au-dessus de ma tête, mais malheureusement, je possède une santé fragile et des anticorps des plus faibles qui soient.

Et si je racontais mon histoire du début? Je pense qu’Elia, l’infirmière, serait d’accord. Comment pourrais-je commencer…

J’ai une famille extraordinaire à mes yeux et je me compte chanceuse de la posséder en entier. Ma mère, Alice, est amusante et pleine de vie, n’hésitant jamais à aider les autres. Elle m’inspire beaucoup par sa gentillesse et sa créativité, ayant des solutions innovantes à tout. Je ressemble à ma mère physiquement en général, comme pour son corps mince et petit, ses grands yeux bleus, la finesse de ses traits et sa belle chevelure sombre. Elle a une endurance physique et une agilité que je n’ai pas et sa peau est plus sombre que la mienne, d’une teinte que je m’amuse à appeler « miel doré ». C’est une éducatrice pour enfants, ce qui lui colle bien avec sa personnalité colorée et aimable. En ce qui concerne mon paternel, Thomas, il est plus taciturne. Pas qu’il est asocial; je retiens de lui pour ma gêne accablante et ma confiance défaillante. Maman dit qu’il était très difficile d’approche, mais comme elle n’est pas intimidée par ce genre de comportement, elle l’a harcelé jusqu’à ce qu’il veuille bien lui adresser la parole. Depuis, ils ne se sont jamais séparés. Je trouve ça plutôt mignon et inspirant… Bref, mon père est grand, mais pas très costaud. Ses cheveux bruns sont impeccablement coupés courts, libérant son minois aux traits flous et banals, mais la pâleur de sa peau et ses yeux pers lui donnent un charme pour lequel maman est tombée amoureuse. C’est un technicien en informatique passionné et même si je n’y comprends rien, il m’a toujours impressionné. Mes parents ont vécus plusieurs années de mariage avant d’avoir mon frère : Matt. On ne s’est pas toujours entendu comme nous l’aurions voulu, mais il est mon aîné de deux ans, jouant son rôle de grand frère avec tout son cœur. (Ce qui inclus, évidemment, d’embêter sa sœur et lui voler ses friandises.) Il ressemble énormément à maman, j’aurais aimé être comme eux… Matt a la facilité avec les gens et même avec une légère timidité qui le rend adorable. Il a les yeux de maman lui aussi, mais ressemble à notre père pour le reste physiquement; il est beau garçon, drôle et attentionné. Je sais qu’il tien à moi malgré sa réticence obligatoire en tant que mâle viril en devenir, il s’est toujours inquiété et m’a soutenu à l’école depuis toujours. Il embêtait les garçons qui se moquaient de moi, allait convaincre les filles de ma classe de devenir mes amis et faisait le clown pour me faire rire. Je pense que Matty possède la même capacité que moi… Ou devine-t-il naturellement mes émotions?

Comme tout le monde, (enfin, je pense?) je n’ai pas beaucoup de souvenirs d’enfance avant mes quatre ou cinq ans. Cependant, mes parents m’ont parlé énormément de moi à cet âge que je pourrais vous en parler très longtemps. Au contraire de mon aîné, la grossesse d’Alice à mon sujet a été pénible. Je lui donnais des nausées épouvantables pendant sept mois et des maux corporels envahissants. Plusieurs fois elle a dû se rendre à l’hôpital pour sa santé (notre santé) défaillante. Néanmoins, ça n’avait pas empêché mes parents d’être éperdument heureux de ma venue. Même Matt était impatient d’avoir une petite sœur, ma mère l’encourageait en ce sens, car elle savait sans doute que ça ne durerait pas longtemps. Contre toutes attentes, l’accouchement n’a pas été si pénible, quelques complications au niveau de ma position et de longues heures de contractions, mais je suis arrivée comme il se doit. Dès les premières minutes de ma vie, les médecins se sont inquiétés de ma santé et m’ont placée sous observation dans un incubateur qui allait m’aider à respirer pendant plusieurs jours. Maman m’a dit que ce fut les journées les plus longues de sa vie, mais malgré tout, ils étaient heureux.

Mes premières années se sont déroulées sans encombre, quelques maladies mineures ici et là, mais déjà mes parents se souciaient de ma faible constitution. Ils s’occupaient de moi avec une attention doublée de prudence, mais avec mon frère qui devenait un vrai tourbillon d’énergie, j’imagine que ce devait être difficile. Je n’étais pas aussi perturbante que Matt, car j’étais calme et timide face aux étrangers. J’ai commencé à parler très tardivement, mais curieusement, je savais exprimer mes émotions et ce que je voulais d’une manière que mes parents n’ont jamais su me décrire concrètement. Mes souvenirs me reviennent plus ou moins  vers l’âge de cinq ans; mon anniversaire a été marquant pour toute la famille. Il y avait énormément de familles : des parents qui jacassaient dans la cuisine, d’autres sur la terrasse, des enfants qui jouaient partout où ils le pouvaient. C’était étouffant, angoissant et ça me faisait peur. Je ne connaissais pas ces adultes et je ne comprenais pas pourquoi ils étaient là, à mon anniversaire. Ils voulaient sans cesse me parler, m’interroger, et parfois, me prendre dans leurs bras. Seule la présence de mon frère m’intimait au calme, car lui paraissait fier et bien à sa place. Pourquoi il y avait autant d’enfants alors que je n’avais que deux ou trois amis au parc? Maman était venue me chercher pour souffler les bougies de mon gâteau gigantesque (au chocolat, ma saveur favorite) et malgré la joie de le faire, j’étais prise de peur. Pétrifiée sous tous les regards, j’étais incapable de faire ce qu’on me demandait. Pourtant maman et papa m’encourageaient. Les enfants étaient impatients, ils me bousculaient et pleurnichaient. Je ne voulais plus être là. Plus jamais. Le souffle me manquait, j’avais mal à la poitrine et je pleurais sans pouvoir m’arrêter. J’ai couru me cacher dans le placard de la chambre de mes parents et ça m’avait pris une éternité sortir de là. C’est ainsi que mes parents ont découvert que mon anxiété devenait un trouble inquiétant, mais ils ne pouvaient pas savoir qu’en réalité : j’en mourais de peur.

Je me suis développée en retard, car ma santé ne me le permettait pas. J’étais toujours la plus petite de ma classe et j’avais du mal à me concentrer tant les gens autour de moi me dérangeaient. De plus, mes amis étaient rares, car je quittais régulièrement les cours pour disparaître des semaines entières à l’hôpital. C’était dommage, mais je m’en faisais de nouveaux à chaque visite médicale. Cependant, j’aimais aller en classe, car ma professeure était très gentille et me disait que j’avais un talent inné pour le dessin et la peinture. Qu’est-ce que ça me faisait plaisir à entendre! Elle ne semblait pas se prendre la tête avec mes maladies subséquentes, elle me disait : « Ana, tu es forte, je le sais par tes dessins. Ne préfères-tu pas que l’on parle de ce qui te rend heureuse? » Alors que beaucoup s’inquiétaient, Madame Suzy était optimiste et encourageante. Lors d’une rencontre scolaire, ma professeure avait parlé à mes parents de mes progrès scolaires, mais c’est la première qui leur a parlé de ce qu’elle croyait être une capacité spéciale. Assise en retrait, je l’avais entendue dire : « Votre fille possède une empathie hors du commun, je crois qu’elle peut ressentir physiquement les sentiments et émotions des élèves de la classe. Elle se met à pleurer soudainement et lorsque je lui demande pourquoi, elle me dit qu’un élève pleure dans le corridor. Étonnamment, elle voit juste. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. » Je savais qu’elle avait raison et Madame Suzy a poursuivi ainsi pendant longtemps à expliquer son opinion sur ma « capacité ». Je trouvais ça étrange, car je n’avais jamais pensé être différente. Je ressentais, c’était tout. Mes parents ont commencé à m’interroger régulièrement sur ce sujet, sûrement pour comprendre, mais aussi pour savoir si c’était mes propres émotions ou celles des personnes qui m’entouraient.

Matty n’aimait pas savoir que je ressentais et il s’entêtait à dissimuler ses émotions, il voulait apparaître fier et fort. Je crois qu’il ne voulait pas nous décevoir lui non plus. Après tout, il me voyait souffrir en silence de ma faible santé, pourrais-je un jour lui en vouloir d’avoir essayé d’être fort? Pour nous. Je savais qu’il se sentait coupable de ne pas pouvoir m’aider et cette frustration se transformait peu à peu en distance entre nous. Néanmoins, il jouait le jeu du grand frère joyeux et drôle sous le regard charmé de mes parents, mais je ressentais sa solitude et sa confiance qui déclinait. Nous nous ressemblions beaucoup plus qu’il ne le pensait… Je ne saurais le dire, mais je savais que l’écart entre nous me blessait de plus en plus. Il devenait un adolescent intéressant et intelligent, il était rapidement devenu populaire à l’école. Vous comprenez qu’il y avait plus de place pour une petite sœur accablante comme moi?

Mon enfance n’a pas été si mal, faut dire aussi que je ne suis pas du genre à me plaindre. J’avais une famille aimante et nous ne manquions de rien. Du moins, en ce qui concerne monétairement et tout le reste en ce sens. Même si l’école fut un environnement auquel je ne me suis jamais vraiment habituée, j’y ais passé de belles années. Après un certain temps à me voir comme « la fille toujours malade dont on ne se souvient plus du nom », les autres élèves avaient cessé de m’embêter. Je n’avais pas plus d’amis cependant, que quelques amitiés passagères. Je n’ai pas eu un parcours scolaire tumultueux, j’étudiais suffisamment pour maintenir mes notes et je faisais de mon mieux pour m’intéresser un peu à tout. Madame Suzy avait marqué ces années-là, elle avait, sans le vouloir, créé un nouveau rêve en moi : devenir un professeur comme elle l’avait été pour moi.

Jusqu’au jour où mes parents devaient m’inscrire à un lycée. J’avais croisé les doigts pour qu’ils m’inscrivent à la même école que mon frère. À l’instar de moi, Matty le voulait aussi secrètement et je le ressentais; même s’il prétendait le contraire avec orgueil. Nous nous étions installés dans le salon, où ils avaient installé sur la table basse les brochures des différents lycées de la région. L’activité en soi n’était pas amusante, mais nous avions passé un bon moment en famille. Au final, nous n’avions pris aucune décision, mais mon père avait regardé ma mère avec complicité. Elle avait posé devant moi une brochure d’un lycée que nous n’avions pas encore parlé et que nous en parlions rarement au collège. Fairy Tail? C’était un peu loin de ce que nous avions parlé auparavant et je n’avais aucune idée où c’était situé dans le monde entier. Bon, j’exagérais, car ce n’était que mon angoisse qui me contrôlait à cette époque. Je pensais que c’était un couvent, un truc pour religieuse, que je n’avais pas été bonne enfant et qu’ils voulaient se débarrasser de moi. Je mourrais littéralement d’angoisse, mais c’est mon frère qui m’a rassuré. « T’inquiète, Nana, ce n’est pas une école pour débile. C’est juste pour les personnes spéciales, comme toi. » Comme moi? Je ne comprenais toujours pas, c’est pourquoi maman s’est mise à m’expliquer en détail la situation. Ils savaient que ma santé ne me permettait pas d’étudier convenablement pour faire de grandes études et ils avaient peur que je ne réalise pas mes rêves. De ce fait, il y a quelques temps, Madame Suzy (ma professeure géniale que je vous ais déjà parlé!) leur avait décrit le lycée des fées et en quoi elle trouvait intéressant que je puisse m’y inscrire. Non seulement les études se poursuivent normalement, mais il y a des spécialisations comme le sport et l’art. Elle savait que je me passionnais pour l’art et que ça rendrait mes études beaucoup plus simples, que j’y serais plus heureuse. Notamment, elle leur avait dit aussi que les professeurs là-bas m’aideraient à comprendre « ma capacité spéciale. » L’idée qui me faisait peur au début a fini par me plaire. En fait, je voulais vraiment y aller. Alors la décision était prise. Fairy Tail compterait une nouvelle élève!

Depuis ce jour, j’étais impatiente. Je m’informais par tous les moyens de la vie qui m’attendait à ce lycée unique. Évidemment, ça inquiétait beaucoup mes parents que je n’allais pas être près d’eux, mais j’avais insisté afin qu’ils m’inscrivent en tant qu’interne. À ce moment-là, j’étais déjà motivée à me faire de nouveaux amis et je pensais que m’intégrer complètement à cet univers m’aiderait à le faire. J’ai renouvelé mes précautions pour ne pas tomber malade, je prenais toutes mes vitamines et j’allais voir régulièrement mon médecin. Il n’y avait pas de quoi se faire du souci…

Enfin, presque. J’ai raté la rentrée scolaire des Freshman car j’ai attrapé une grippe. Ce n’est pas si grave, en effet, mais la mienne m’a tout de même obligé à l’hospitalisation pendant une semaine. J’étais si énervée! Devoir retourner à l’école alors que tout le monde devait se connaître, ça m’angoissait. Et si je ne trouvais pas ma chambre? Et si je me perdais dans les couloirs? Je ne voulais plus y aller, mais une fois devant les portes du lycée et les embrassades avec mes parents, je n’avais plus le choix; je ne voulais pas les décevoir. Heureusement, on m’avait gentiment accueilli et une visite guidée m’avait évité de me perdre le premier jour. Les premiers mois avaient été géniaux, je m’étais liée d’une amitié fragile avec quelques filles de ma classe et tout se déroulait à merveille. Les cours d’art me passionnaient et même les cours plus basiques m’intéressaient. J’étais à ma place, il n’y a nulle part ailleurs où je souhaitais me retrouver. Malgré la joie que j’éprouvais d’être dans un milieu aussi captivant, ma famille me manquait et j’avais très peu de nouvelles de Matty. Est-ce qu’il pensait à moi, lui aussi? J’avais lentement repris conscience de mes angoisses et je me rendais compte que je m’isolais peu à peu des gens qui m’entouraient encore une fois. Était-ce devenue une habitude ou le faisais-je inconsciemment pour éviter d’être submergée par toutes leurs émotions? Est-ce que la joie que je ressentais était vraiment la mienne? Il y avait trop de gens, je ne connaissais plus personne. Je voulais partir.

Ma famille m’avait accueillie chaleureusement pour les fêtes. Je m’étais ressourcée de leur enthousiasme, de leur motivation et intérêt. Même Matt m’interrogeait affectueusement sur mes études et il avait dit un truc qui me fait encore chaud au cœur : « Lâches pas sœurette, j’sais que ce n’est pas facile pour toi, mais je suis fier de toi. » Il m’avait offert un bracelet à plusieurs breloques qui avait dû lui couter ses économies. Il était magnifique et je n’avais rien à lui offrir en retour; je me devais alors de continuer à le rendre fier. Je m’étais confiée à lui par mail pendant mes premiers mois au lycée et il m’avait été d’un réconfort sans pareil. Encore une fois, il avait su trouver les bons mots. Il me disait que ça ne sera jamais facile, mais était-ce une raison pour abandonner si tôt alors que mon but était justement d’apprendre à faire face à mes peurs? Je repartais gonflée à bloc à Fairy Tail pour achever fièrement ma première année. Néanmoins, ce fut plus ou moins le cas, à mon retour, j’étais tombé si souvent malade que j’avais du mal à garder le rythme adéquat pour mes études. On peut dire que je n’ai pas pu marquer le lycée par ma présence, ni par mon talent remarquable. J’étais déçue de qui j’étais, pourquoi ne pouvais-je pas devenir celle dont je voulais désespérément être? Ressembler à ma mère ou à mon frère, faire de mon expérience scolaire des années mémorables? Non, je me souvenais davantage de la couleur morne des murs des hôpitaux que je côtoyais trop souvent…

Je n’étais pas extraordinaire. Je n’étais pas aussi talentueuse que d’autres. J’étais tristement perdue dans un tourbillon d’émotions qui m’empêchait de vivre correctement cette première année. J’évitais progressivement les endroits bondés de gens et je m’assoyais toujours au fond de la classe. Je ne voulais pas importuner les gens, si je m’effaçais un peu, ils ne remarqueraient pas mes absences. Si je m’éloignais d’eux, je ne ressentirais plus… Rien. Je croyais que c’était ce que je recherchais et j’avais réalisé trop tard que je n’étais pas heureuse et que pour une fois, c’était bel et bien mon sentiment. La fin de l’année était arrivée avant même que je puisse me reprendre en main et encore une fois, j’avais raté ce moment par une maladie sévère; ma fameuse pneumonie.

Nous revoilà au point de départ, c’est donc sur un lit peu confortable que j’ai passé mes examens de fin d’année et j’ai passé l’été dans les corridors ennuyants de l’hôpital. Je déprimais et même si j’avais le Dr.Steffen pour parler de moi, je n’arrivais pas à faire la paix avec mes nombreuses déceptions de cette année. C’est à ce moment qu’Élia, mon infirmière (vous vous rappelez?), m’a offert ce journal et m’a proposé d’y écrire ma vie pour y apporter un œil différent. Pour dire vrai, elle n’a pas tord; à présent que je me suis relue, je ne suis pas certaine d’aimer qui je suis malgré que la vie a été généreuse avec moi en général. C’est en écrivant ces dernières lignes que j’ai prise une résolution qui changera sans doute ma personne : la rentrée scolaire qui m’attend, je ne la raterai pas et je me ferai de nouveaux amis. Je repousserai ma gêne et mon angoisse, j’irai de l’avant! C’était bien amusant d’écrire tout ça, je crois que je vais continuer à le faire afin de renchérir mon histoire et de m’aider à progresser dans la bonne voie. Fairy Tail, c’est une toute Ana que vous verrez, cette fois, c’est une promesse!


Liens : Je me suis promise de m’en faire cette année!
Matt Derivan, mon frère aîné

Malheureusement, il n’est pas au même lycée que moi, mais nous communiquons souvent par mail. Grâce à lui, je trouve la force de continuer et il est d’un réconfort sans égal. C’est un garçon charmant quand il ne joue pas les bornés et il est très drôle.




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MessageSujet: Re: Ana, tout simplement   Dim 8 Mar - 11:07

Bienvenue Ana !

Bon, tout d'abord je vais répondre à ta question en fin de fiche : c'est sans doutes parce que tu as utilisé le code et non pas l'URL. Sur les hébergeurs, les sites ne font pas toujours la différence dans leurs indications car généralement leurs codes sont faits de tels manière que cliquer sur l'image renvoi à leur site, leur faisant de la pub et donc d'autres clients potentiels. Pour te montrer la différence, je te donne un exemple avec ton image. Voici le code qu'ils ont dû te donner pour les forums :

Code:
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=942354Ana.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_942354Ana.jpg[/img][/url]

Et voici vraiment l'URL qui mène donc directement à ton image sans passer par le site hébergeur :

Code:
http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_942354Ana.jpg

Normalement - oui j'ai la flemme de vérifier - dans le formulaire nous avons indiqué l'endroit exact où mettre l'URL pour que le code fonctionne. Je vois que tu utilises hostingpics, c'est également le site que j'utilise puisque c'est un des rares pratiques et gratuits qu'on a actuellement. (Je boude Imageshack *sort*) Dans hostingpics, lorsque tu arrives sur la page te donnant les codes de l'image, tu reconnaîtras l'URL à l'appellation "Lien Direct" qui sera normalement en spoiler ("+Montrer le lien direct de l'image") pour les questions que j'ai citées plus haut, il faut donc cliquer dessus pour pouvoir copier le lien. Il y a aussi une autre solution, c'est de cliquer sur le thumbnail de l'image qui s'affiche une fois l'upload achevé pour arriver sur la page de présentation de l'image puis recliquer dessus pour l'obtenir en taille réelle et donc pouvoir avec un clic droit récupérer l'adresse de l'image.

Outre cela je ne te demanderai pas de changer l'image telle qu'elle apparaît dans ta fiche, les bordures arrondies que nous ajoutons par code dans la présentation de base c'est juste pour une question d'esthétique, et encore je dirais plutôt que c'était mon petit délire personnel lorsque j'avais codé la fiche il y a un bon bout de temps de cela, au final l'usage de l'image c'est juste pour faire joli et reconnaître rapidement les personnages sur les fiches quand on les connaît d'avatar.

Bref, passons à la correction de la fiche. (Ouais au final je blablate plus à côté que sur la fiche là...) Bon un autre HS pour la route, tu m'as appris que je n'étais pas agoraphobe mais ochlophobe, je me coucherais moins con. 8D *sort* Bref, concernant la fiche, eh bien elle est très bonne, le personnage est intéressant et visiblement maîtrisé, je suppose que le poids correspond à la fragilité physique donc pas de soucis, en bref je n'ai pas d'erreur à noter... Ouais en fait je fais un pâté pour rien dire. =w= Bref restons sérieux, je te souhaite à nouveau la bienvenue, te valide sur-le-champ, et bon jeu !

(Désolé pour le retard de validation, j'ai eu une semaine un peu agitée et j'ai dû lire ta fiche en plusieurs fois du coup.)

_________________


Muahah:
 

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